Comment lire une étiquette Trois Boucs? Partie I – Nom, Type, Couleur, Style et description brève.

Comment lire une étiquette Trois Boucs? ¨Partie I – Nom, Type, Couleur, Style et description brève.

 Le Nom tombe généralement du ciel.

Il ne faut – généralement – pas trop y chercher une signification profonde. J’ai juste une liste dans laquelle je peux noter à tout moment de la journée (ou de la nuit, mais là, j’essaye d’arrêter) ce qui me passe par la tête. Au moment du baptême je pioche dedans, selon des critères… que j’aurais du mal à expliquer de manière claire et crédible.

Cela Traduisant parfois une panne totale d’inspiration comme la Trois grains, parce que … j’y utilise trois grains…

Ou un petit gout pour la pirouette calembourée : je ne ferais pas de bière de Nöel, parce que tout le monde en fait… Par contre j’en fais une pour la Saint Glinglin, avantageusement baptisée Brassin Glin-glin. Ce qui ne m’empêchera pas d’en vendre pour Noël.

Pire, j’avoue avoir touché le fond en me surprenant à élaborer une bière en fonction du nom que j’avais déjà choisi de lui donner.
Comme la Lemmy’s, brassée pour la première fois fin décembre 2015, parce que…. les amateurs de rock n’ roll comprendront.

Le Type et la Couleur qui permettent de la mettre dans une case.

Case qui est parfois trop petite ou trop grande, bref rarement comme il faut, mais qui permet quand même de se faire une idée du genre de dégustation que l’on va s’infliger en ouvrant la bouteille.

J’indique au minimum s’il s’agit :
d’une ale, c’est à dire issue d’une fermentation à une température allant généralement de 15 à 25°C (la plupart des bières belges, et anglaises, et une grande majorité des Trois Boucs)
ou
d’une lager, qui fermente en dessous de 12 °C (la grande majorité des industrielles de grande diffusion, beaucoup de bières allemandes ou tchèques).

En grossissant le trait, une ale aura un caractère plutôt fruité, malté et riche. Une lager aura un profil plus neutre donnant des bières plus droites mettant en valeur le houblonnage, plus rarement le grain. (et parfois aussi, il faut le reconnaitre, ne mettant en valeur que la qualité de l’eau du coin, voir même rien du tout…).

On peut également citer le cas un peu à part des bières à fermentation spontanée (Lambic, certaines Sour beers, etc…), qui s’animeront  grâce à l’opération du saint esprit brassicole, présent notamment dans le bon air de la région de Bruxelles. Au menu : acidité, fruité, et un côté notoirement rustique (aaah les saveurs de « selle de cheval », d’écurie, ou de chien mouillé!).

Est indiquée ensuite la couleur : Blanche, blonde, brune, etc… et rose, plus rarement; le tout selon un procédé scientifiquement pifométrique. En effet, hormis l’échelle EBC, il n’existe par réellement de référence pour qualifier  précisément, par exemple, ce qu’est une bière ambrée, même si nous sommes d’accord pour dire instinctivement  qu’elle n’est ni blonde, ni brune…

Ensuite le Style qui permet de mettre la bière dans une (autre) case.

Comme la Witbier, la Scotch Strong ale, et autre American pale Ale. Styles issus de terroirs, ou de procédés particuliers, répondant à des critères plus ou moins objectifs (taux d’alcool, couleur, ingrédients utilisés, présence d’esters, conditions climatiques, minéraux contenus dans l’eau de brassage, …), que des associations de brasseurs s’emploient à caractériser de manière plus ou moins heureuse.

Attention, il peut y avoir des pièges; est indiqué parfois un type de bière qui n’existe pas du tout dans les manuels. La Lemmy’s (encore!), est affublée d’une catégorie English Motor Stout qui n’existe … qu’à la brasserie Trois Boucs. (Là aussi les amateurs de rock n’ roll comprendront).
Vous risquez une déconvenue, si, souhaitant briller en société, vous engagez la conversation au salon de Saint-Nicolas-De-Port en demandant : « Et toi? C’est quoi ton English Motor Stout préférée? ».
Si par bonheur on vous répond : la Lemmy’s, me contacter au plus vite. Cela voudra dire que vous seriez au moins trois à avoir bu de la Lemmy’s : Vous cher lecteur (déjà une sacrée victoire), l’inconnu de Saint-Nicolas-De-Port, et… mon garagiste qui est naturellement porté sur l’huile de vidange. (Non, moi je ne compte pas…).

Enfin suit une Description brève, gracieusement fournie par la brasserie.

Un texte, quoique parfois sibyllin, tente de mieux caractériser la « chose », permettant de se rassurer sur son choix. Ou aussi de s’affoler rétrospectivement (Pourquoi j’ai pris ça ?!  Ou bien : Est-ce que ce truc va réellement pouvoir déboucher mon évier ?!).
L’exercice est toutefois difficile. Brassant majoritairement des bières nouvelles ET évolutives, il n’est pas toujours sans risque de prédire lors de la mise bouteille et de l’étiquetage ce que va devenir précisément cette bière après quelques semaines ou mois de maturation. Les termes plutôt vagues sont donc de mise…

 

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